La justice est bovine (24h de la BD)

A l’occasion des 24h de la bande dessinée, de l’animation et de la radio, organisées par Périscopages et Grandpapier, j’ai réalisé un « turbomédia ». Petit rappel des faits: les planches réalisées lors de cet évènement sont postées sur le site Grandpapier. La navigation dans les albums s’y fait sous la forme de diaporama. Il me semble alors vraiment étrange de ne pas prendre en compte ce fait, et d’y poster des planches pensées (comme) pour le papier, au lieu de tirer profit des possibilités narratives offertes par le diaporama. Aussi, en concertation avec les équipes de Périscopages et Grandpapier, j’ai proposé aux auteurs participants de réaliser un « turbomédia », terme qui qualifie une manière de créer des bd-diaporamas en profitant de leurs particularités (possibilité de superposition, de composition et décomposition, de jeux de rythmes) et en évitant certains écueils (gadgets, animations homochrones). Une section « turbomédia » a donc été ouverte avec l’épreuve suivante: « Réalisez un turbomédia de 24 séquences en 24h ». Le système d’affichage des images a été amélioré pour l’occasion dans cette section du site. Au final, j’ai été le seul participant à réaliser un « turbomédia », mais je ne désespère pas que cela puisse donner des idées à certains! 

Voici donc le résultat de ma participation, en ligne sur Grandpapier (cliquez sur l’image):

Pour voir l’ensemble des contributions, rendez-vous sur le site Grandpapier. | Pour en savoir plus sur le « turbomédia », cette page et celle-ci. | Un reportage photo de la session rennaise est disponible ici

3 commentaires sur “La justice est bovine (24h de la BD)

  1. C’est marrant ça s’apparente parfois à de l’animation. On a l’impression de travelling quand les personnages ne bougent pas et les nuages défilent par exemple.
    Pour le coup, c’est parfois rigide, et une mise en page que j’apprécie moins que ce que tu as pu faire auparavant.
    Par contre, j’imagine que c’est un gain de temps précieux pour les 24h.
    Petite critique quand à l’aspect visuel de tes personnages : quand on quitte le monde des pictos pour le nez de tintin et les pieds de mickey, c’est vraiment pas mon truc. Comme le sang sur le palais de la justice. Tu passes de l’image qui fait signe à la représentation figurative, et du coup, t’es un peu en porte à faux.
    Mais parfois ça passe bien, quand c’est discret (je pense à la corde).
    L’histoire quand à elle est sympa.

  2. Oui en fait le terme « turbomédia » a été imaginé par des membres d’un forum type bda consacré à l’animation. J’aime beaucoup cette idée de dire: on a ces outils (de navigation par ex) que peut-on en faire?
    Hé oui du coup mon pari était élevé pour les 24h: non pas 24 pages mais 24 séquences, soit pour cette réalisation 83 « diapos »! Et comme c’était aussi mon premier turbomédia, ça fait beaucoup de contraintes. J’ai vraiment voulu essayé plein de trucs (d’où les travellings, les misse en page…etc)
    Quant à ce problème de la figuration c’est hyper délicat. Quand il faut identifier les personnages, c’est un vrai casse-tête. Pas encore été vraiment convaincant à ce sujet (cf « Cheval de Troie » dans Bévue). Par contre, ce n’est pas un nez de Tintin merde alors!!!!! C’est un picto qui existe vraiment: le cavalier, avec une bombe sur la tête! Quand aux pieds de Mickeys, je vois pas où tu les vois…

  3. Mince, il va falloir que je révise mes pictos alors… je ne connaissais pas ce cavalier.
    Les pieds ne m’avaient jamais dérangé jusque là. je crois que c’est le fait de voir les personnages plus grands qui me les a fait remarquer.
    « Turbomédia » je ne connaissais pas, mais je trouve en tout cas qu’il y a du potentiel à exploiter dans ce que tu viens de faire (comme les travellings par exemple).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *