Il vous reste une semaine pour précommander votre exemplaire du huitième numéro de La vilaine! Ca se passe sur https://fr.ulule.com/la-vilain–8.
Participer à la campagne de financement c’est être au courant de toutes les surprises que vous réserve ce numéro, nous soutenir et assurer la pérennité de l’auto-édition rennaise, et choisir au passage parmi les nombreux packs de soutien des contreparties diverses, créées avec amour par notre team d’artistes, inoubliables.
Cette année, la couverture est assurée par Laetitia Ayrault. Vous découvrirez en détail les différentes rubriques sur la page Ulule ou sur le compte Instagram de La Vilaine. Parmi elle, la nouvelle rubrique Odorico, que Lise, Dénoel et moi copilotons joyeusement !
Bref texte en VO gallo et en VF, initialement diffusé dans des groupes de discussion en gallo, et qui ne trouvait pas sa place sur mes réseaux sociaux. C’est une petite râlerie au sujet malheureusement commun de la place respective des deux langues de Bretagne, suite à une anecdote de concert.
Mes bones jens, anuit j’vâs vous conter de cai qi m’fét runjer e qi m’achale méme un ptit cai pour dire. Je fus vaer ene sonerie venderdi ao sair. Ca taet vra ben e j’taes vra benèze de vaer q’y’avaet core des jeunes qi fézaent du rock. I devaent pâs ghere avair pu de 25 ans. Mée vla: un des groupes-la se portaet haot d’étr de Rene, du cartier Colombier méme! Hé ben les saprës comediens la chantirent ene chanson en omaije a ene qemune perchaine de Rene q’avaet des paroles de mème: « Pourquoi tu chantes en anglais? / T’es né à Vezin-le-Coquet / T’aurais l’air moins con / Si tu chantais en breton ». Pu fort core aprés ça y’avaet un coupllet en berzoneg! Dame j’en fus dezalmentë! Le galo ét déja pâs ghere apercevabl; c’ét pâs du possibl de oui d’cai parai! Ca fute!
Chers amis, aujourd’hui je vais vous raconter quelque chose qui me fait cogiter et qui m’agace plutôt à vrai dire. Je suis allé voir un concert vendredi soir. C’était super et j’étais content de voir qu’il y avait encore des jeunes qui faisaient du rock. Ils ne devaient pas avoir plus de 25 ans. Mais voilà: un des groupes se vantait d’être rennais, du quartier Colombier. Hé bien ces zigotos ont chanté une chanson en hommage à une commune proche de Rennes qui comportait les paroles suivantes: « Pourquoi tu chantes en anglais? / T’es né à Vezin-le-Coquet / T’aurais l’air moins con / Si tu chantais en breton ». Juste après, comme si ça ne suffisait pas, il y avait un couplet en breton! Ca m’a énervé! Le gallo est déjà invisibilisé, c’est pas possible d’entendre des trucs comme ça! C’est fatigant!
Prochain rendez-vous universitaire demain au colloque final du 3RDB* « Etudier la bande dessinée au XXIè siècle ».
J’aurais le plaisir de prendre la parole après Jean-Paul Gabilliet dans la session d’ouverture. J’y évoquerai les « Perspectives de la recherche en France »… du moins telle est la redoutable et périlleuse mission qui m’a été confiée !
La Vilaine n°7 est sortie depuis septembre déjà. C’est un numéro copieux de 210 pages et dont on n’est pas peu fier. Le niveau graphique est élevé cette année et on a eu du mal à sélectionner les projets reçus.
On y retrouve la rubrique phare « Rennais·es » qui délaisse cette fois la fiction pour s’intéresser au regard porté sur notre ville par des personnes exilées la découvrant. « Champ Libre » a pour thème les croyances à travers une diversité de récits vécus ou fictionnels. Dans la rubrique « Horizons » nous sommes conviées à une visite du Musée des Dépossédées qui met à l’honneur de grandes figures féminines de la SF.
Nono et moi-même avons pris les rênes de « Confluence ». Sous le prétexte d’une relocalisation des grands westerns en Haute-Bretagne, nous avons mis au défi les auteurs de jouer avec la langue gallèse. A partir d’un titre de western revu et corrigé en gallo, ils ont eu pour mission d’intégrer à leur récit des expressions, prénoms et noms d’oiseaux en gallo, et d’y glisser des références aux traditions locales. Dame ! Métavi qe c’ét de cai bé haitant pou les caoze-galo… mée point de tabut pou lz’aotrs, i n’aront point de deû à comprindr tout come !
Ce copieux volume est disponible pour la modique somme de 20 euros.
Et comme s’il ne suffisait pas, la Vilaine lance un nouveau format : ROAZHÖR, revue trimestrielle de fantasy. Vous pouvez d’ores et déjà réserver votre exemplaire ou choisir la formule d’abonnement, assortie de mirifiques contreparties, sur la page du Ulule consacrée : https://fr.ulule.com/roazhor/
Rendez-vous au festival Quai des Bulles ce samedi de 16h30 à 19h sur le stand de La Vilaine où vous pourrez vous procurer le septième numéro de la revue, dont j’ai co-piloté la rubrique « Confluence(s) » avec Nono. N’oubliez pas de faire un tour chez les copains des Éditions Polystyrène où mon album de 2019 est toujours dispo!
Après de nombreux mois de travail, j’ai le plaisir d’annoncer la tenue du colloque « Actualités et perspectives de la recherche en bande dessinée », du 15 au 17 octobre prochains, à l’IUT de Troyes et à la Villa Douce à Reims. Ci-dessous l’argumentaire et le programme sur les Carnets du CRIMEL.
Par bien des aspects et notamment sous l’influence des Cultural Studies, les années 2010 ont permis à la bande dessinée de conquérir une certaine légitimité à l’université. L’objet bande dessinée intéresse diverses disciplines telles que l’histoire, la sociologie, la littérature, l’art, etc, et les travaux se multiplient. Prise dans cette dynamique, la première moitié des années 2020 est marquée par une prépondérance de certaines thématiques et de certaines approches : exploration du patrimoine, intérêt pour la « bande dessinée du réel », redécouverte du caractère matériel de la bande dessinée, approche sociologique du champ de la bande dessinée, développement de la recherche création, entre autres. Le colloque « Actualités et perspectives de la recherche en bande dessinée » organisé par le CRIMEL (Université de Reims Champagne-Ardenne) propose d’établir une cartographie de ces tendances en répondant à la question : comment regarde-t-on l’objet « bande dessinée » en 2025 ?
Petite publication anecdotique mais dans un très beau livre: ma version « pictographiée » des Jumelles Joueuses trouve sa place dans la nouvelle édition deLa Brigade de Victor Hussenot. Cette nouvelle édition dans un format un peu moindre est toute aussi belle, et sa maniabilité ne fait qu’ajouter au plaisir de l’objet. Rappelons peut-être le contexte: Victor avait demandé à quelques amis auteurs/illustrateurs de dessiner à leur façon un personnage de son récit afin de les utiliser pour la campagne de promotion. Ce sont ces dessins qui sont réunis en bonus à la fin de cette nouvelle édition.
Profitant d’une migration de mes sites chez un nouvel hébergeur, les Monstres d’Amphitrite se sont faufilés pour retrouver leur place en ligne. Vous les trouverez dorénavant à cette adresse: https://monstres-d-amphitrite.anthonyrageul.net/.
Cette année, l’intrigante couverture que vous apercevez dans le visuel est signée Bunk. Sous cette chatoyante illustration, vous retrouverez 4 rubriques bien connues: Rennai·s·es, Horizons, Champ Libre et Confluence(s). Je co-pilote d’ailleurs cette dernière. Il y est question de la Haute-Bretagne, terre bien connue de Westerns, mais où l’on se provoque et s’invective… en Gallo!
Comme à l’accoutumée, des contreparties toutes plus réjouissantes les unes que les autres vous attendent. Et ce n’est pas tout! Durant cette campagne, vous pourrez suivre notre grande Saga de l’été qui emportera Ragondix dans de trépidantes aventures, à retrouver sur les réseaux sociaux de La Vilaine!