Prochain rendez-vous universitaire demain au colloque final du 3RDB* « Etudier la bande dessinée au XXIè siècle ».
J’aurais le plaisir de prendre la parole après Jean-Paul Gabilliet dans la session d’ouverture. J’y évoquerai les « Perspectives de la recherche en France »… du moins telle est la redoutable et périlleuse mission qui m’a été confiée !
La Vilaine n°7 est sortie depuis septembre déjà. C’est un numéro copieux de 210 pages et dont on n’est pas peu fier. Le niveau graphique est élevé cette année et on a eu du mal à sélectionner les projets reçus.
On y retrouve la rubrique phare « Rennais·es » qui délaisse cette fois la fiction pour s’intéresser au regard porté sur notre ville par des personnes exilées la découvrant. « Champ Libre » a pour thème les croyances à travers une diversité de récits vécus ou fictionnels. Dans la rubrique « Horizons » nous sommes conviées à une visite du Musée des Dépossédées qui met à l’honneur de grandes figures féminines de la SF.
Nono et moi-même avons pris les rênes de « Confluence ». Sous le prétexte d’une relocalisation des grands westerns en Haute-Bretagne, nous avons mis au défi les auteurs de jouer avec la langue gallèse. A partir d’un titre de western revu et corrigé en gallo, ils ont eu pour mission d’intégrer à leur récit des expressions, prénoms et noms d’oiseaux en gallo, et d’y glisser des références aux traditions locales. Dame ! Métavi qe c’ét de cai bé haitant pou les caoze-galo… mée point de tabut pou lz’aotrs, i n’aront point de deû à comprindr tout come !
Ce copieux volume est disponible pour la modique somme de 20 euros.
Et comme s’il ne suffisait pas, la Vilaine lance un nouveau format : ROAZHÖR, revue trimestrielle de fantasy. Vous pouvez d’ores et déjà réserver votre exemplaire ou choisir la formule d’abonnement, assortie de mirifiques contreparties, sur la page du Ulule consacrée : https://fr.ulule.com/roazhor/
Rendez-vous au festival Quai des Bulles ce samedi de 16h30 à 19h sur le stand de La Vilaine où vous pourrez vous procurer le septième numéro de la revue, dont j’ai co-piloté la rubrique « Confluence(s) » avec Nono. N’oubliez pas de faire un tour chez les copains des Éditions Polystyrène où mon album de 2019 est toujours dispo!
Après de nombreux mois de travail, j’ai le plaisir d’annoncer la tenue du colloque « Actualités et perspectives de la recherche en bande dessinée », du 15 au 17 octobre prochains, à l’IUT de Troyes et à la Villa Douce à Reims. Ci-dessous l’argumentaire et le programme sur les Carnets du CRIMEL.
Par bien des aspects et notamment sous l’influence des Cultural Studies, les années 2010 ont permis à la bande dessinée de conquérir une certaine légitimité à l’université. L’objet bande dessinée intéresse diverses disciplines telles que l’histoire, la sociologie, la littérature, l’art, etc, et les travaux se multiplient. Prise dans cette dynamique, la première moitié des années 2020 est marquée par une prépondérance de certaines thématiques et de certaines approches : exploration du patrimoine, intérêt pour la « bande dessinée du réel », redécouverte du caractère matériel de la bande dessinée, approche sociologique du champ de la bande dessinée, développement de la recherche création, entre autres. Le colloque « Actualités et perspectives de la recherche en bande dessinée » organisé par le CRIMEL (Université de Reims Champagne-Ardenne) propose d’établir une cartographie de ces tendances en répondant à la question : comment regarde-t-on l’objet « bande dessinée » en 2025 ?
Petite publication anecdotique mais dans un très beau livre: ma version « pictographiée » des Jumelles Joueuses trouve sa place dans la nouvelle édition deLa Brigade de Victor Hussenot. Cette nouvelle édition dans un format un peu moindre est toute aussi belle, et sa maniabilité ne fait qu’ajouter au plaisir de l’objet. Rappelons peut-être le contexte: Victor avait demandé à quelques amis auteurs/illustrateurs de dessiner à leur façon un personnage de son récit afin de les utiliser pour la campagne de promotion. Ce sont ces dessins qui sont réunis en bonus à la fin de cette nouvelle édition.
Cette année, l’intrigante couverture que vous apercevez dans le visuel est signée Bunk. Sous cette chatoyante illustration, vous retrouverez 4 rubriques bien connues: Rennai·s·es, Horizons, Champ Libre et Confluence(s). Je co-pilote d’ailleurs cette dernière. Il y est question de la Haute-Bretagne, terre bien connue de Westerns, mais où l’on se provoque et s’invective… en Gallo!
Comme à l’accoutumée, des contreparties toutes plus réjouissantes les unes que les autres vous attendent. Et ce n’est pas tout! Durant cette campagne, vous pourrez suivre notre grande Saga de l’été qui emportera Ragondix dans de trépidantes aventures, à retrouver sur les réseaux sociaux de La Vilaine!
Suppression d’un item de portfolio caduc par ici, renommage et mises à jour de rubriques par là, ajout de liens vers mes profils LinkedIn et HAL, puis enfin ajout d’une série de photos plus récentes de Ma visite à la Maison de Santé, et tout ça sans compter les opérations de maintenance et d’administration de WordPress ; bref, j’ai passé la soirée à faire quelques mises à jour sur le site, en attendant une probable migration vers un nouvel hébergeur…
Je participe vendredi prochain 23 mai au colloque « Recherche-création et numérique: pratiques, méthodologies et réflexivités », porté par le laboratoire MUSE à l’Université Catholique de Lille. Ci-dessous le résumé de ma communication qui s’intitule « Une autre obsolescence: la pratique artistique face à l’objet de recherche ».
Le chercheur-artiste en numérique est régulièrement confronté à la question de l’obsolescence. L’obsolescence des hardware et software frappe d’inaccessibilité les corpus qu’il étudie aussi bien que ses outils et ses productions. À cette forme d’obsolescence s’en ajoute une autre, plus pernicieuse et, en quelque sorte, inversée : celle de sa propre pratique, face aux évolutions des conventions et des usages de l’objet numérique sur lequel se concentre ses recherches. C’est précisément ce à quoi mon travail de recherche-création est confronté actuellement. Ma pratique du « récit-interface » s’inscrit dans les marges du champ de la bande dessinée numérique ; comme opération critique sur les interfaces graphiques standardisées par l’industrie culturelle. Aujourd’hui, en raison de la réduction extrême de ces interfaces, cet objet m’échappe. La place de ma pratique du récit reposant sur l’interface graphique, dans un contexte de désintérêt manifeste envers cette dernière, est remise en cause, non en tant que telle, mais dans sa capacité à appréhender les nouvelles problématiques soulevées par mon objet de recherche. Cette communication vise à discuter et questionner cette situation d’obsolescence de la pratique artistique dans un contexte de recherche-création.
Depuis le début de l’été dernier, je suis membre du CA de l’association rennaise Chubri, qui fait un travail d’étude et de transmission de la langue gallèse en menant de front collectage linguistique auprès des locuteurs et élaboration d’outils d’écriture (le MOGA) et de terminologies. Comme je le fais déjà pour La Vilaine, je partagerai ici quelques actus au gré des activités de l’association. Je commence en relayant cette annonce datant de janvier:
ChubriDoq permet aux internautes d’identifier des ressources en lien avec le gallo (ouvrages, enregistrements sonores, vidéos …) puis d’accéder à des documents numériques en ligne ou d’identifier les lieux de consultation des documents physiques. Depuis trois ans, Anne-Laure Vétillard, documentaliste à Chubri, travaille sur ce projet en lien avec des bibliothèques, médiathèques, associations, et autres structures. Ce travail de fourmi permet de mettre en place une nouvelle génération de base documentaire en ligne dédiée au gallo.