Les monstres d’Amphitrite, making-of d’une bande dessinée numérique (1) : Mot d’introduction

Pour démarrer cette nouvelle année, je travaille sur une nouvelle bande dessinée numérique, intitulée Les monstres d’Amphitrite. Il s’agit d’une commande de Médiatem, réseau des médiathèques des pays de Fayence et Saint-Raphaël. C’est donc un travail rémunéré. Ce n’est pas rien de le dire, d’abord car c’est la première fois que je serai rémunéré pour une bande dessinée numérique, et ensuite parce que la bande dessinée numérique cherche toujours son modèle économique et que cette absence de modèle a rendu les choses un peu délicates à mettre en place.

Je compte, durant les prochaines semaines, publier une série de billets, qui constitueront un making-of, en léger différé sur l’avancée réelle des travaux. Plusieurs raisons m’ont donné envie de me lancer dans un tel making-of. Et d’abord, c’est une idée qui m’est venue en voyant le making-of d’un turbomédia par les-auteurs-numériques, alias Hervé Créac’h et Frédéric Detez. Ce sont également toutes les discussions que je peux avoir régulièrement avec différents acteurs et/ou observateurs de la bande dessinée numérique sur la place de la technique dans la pratique de l’auteur qui m’ont donné envie de partager mon expérience concrète.

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Evidemment, pour moi qui vise à la conception d’interfaces propres à chaque récit, l’aspect technique est central. Le codage fait intégralement partie de la création d’une bande dessinée numérique. La technique est également centrale dans la mesure où j’en fais souvent – et c’est encore le cas dans ce projet – une contrainte de création.

Je souhaite donner un aperçu de la manière dont tout cela s’agence dans mon travail, qui ne connaît pour ainsi dire pas de frontière entre les phases d’écriture, de dessin et de développement. Les trois s’influent mutuellement au cours de la création, et je ne tiens donc pas d’échéancier qui feraient se succéder les différentes étapes : à tous moments, je peux intervenir sur chacun de ces trois niveaux, et je ne m’en prive pas.

Il y sera question d’improvisation également, et de la façon dont je tente de l’exploiter dans ce nouveau projet. Cela me donne un bel avantage pour ces billets à venir : je n’en dirai pas trop sur l’histoire car je ne la connais moi-même encore que très partiellement ! (Cela me donnera aussi très certainement des raisons de disserter sur les impasses que je rencontrerai immanquablement…)

Je vous dis donc à bientôt pour le second billet de cette série, qui sera consacré aux raisons qui ont guidé les choix concernant l’interface.

 

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